Mardi, 03 Octobre, 2006
apprenti-pâtissier
Dès l’âge de 14 ans, Camille Renault entre chez Bourbonneux près de la gare saint Lazare comme apprenti-patissier.
écoutons le :
“Chez Bourbonneux, vous savez, un cuisinier c’est libre de 2 à 5, alors ça joue aux cartes ou ça va aux courses. Moi, je n’aimais ni la belote ni les petits chevaux. Alors lorsque je suis monté à Paris, après l’autre guerre, je ne savais que faire. Puis un jour que je me promenais faubourg saint Honoré, j’ai découvert une galerie d’art et tout est parti de là…
Bien sûr, au début je n’y connaisais rien. J’aimais les médaillés des Salons officiels. J’avais un faible pour Lucien Simon. J’ai vite compris que la peinture qui m’avait d’abord intéressé n’aboutirait pas, seulement au début, on est toujours victime du support photographique dont il faut se défaire… c’est venu lentement...”
Cette prestigieuse patisserie de luxe est citée dans le roman de Marcel Proust : à l’ombre des jeunes filles en fleurs - volume 2
P r e m i è r e p a r t i e
A u t o u r d e M m e S w a n n
“Pour les petits fours, pour toutes les friandises, je m’adresse souvent à Bourbonneux. Mais je reconnais qu’ils ne savent pas ce que c’est qu’une glace”.
Bourbonneux était fréquenté par Debussy enfant qui aimait cette boutique de luxe pour s’acheter des bonbons ou une délicieuse patisserie.
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Pâtisserie Bourbonneux •
Sa mère
Camille Renault ne dit pas le prénom de sa mère mais il en parle à demi-mot, par petite touche ...
“Ma mère était rouennaise, mais elle a été élevée à Pont de l’Arche, et dans cette région de Basse-Seine, à cette époque, il y avait beaucoup de peintres surtout des impressionnistes qui travaillaient sur le motif. Elle a grandi dans ce climat avant de se marier et de devenir boulangère à Trie-Château...”
“Chez nous, à Pont de l’Arche vers 1890, ma mère âgée de 15 ou 16 ans, était employée dans une boucherie. Elle allait livrer chez Orctave Mirbeau où il y avait de nombreux tableaux et des peintres comme Monet ou Raffaelli… Chez nous il y a toujours eu de la peinture plus ou moins bonne, sur les murs. J’ai passé mon enfance à Trie Château dont la châtelaine était la comédienne Simone, alors mariée au fils Casimir Perier qui avait pour secretaire Alain Fournier...”
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Pont de L'arche •
Trie Château
Camille Louis Renault est né le 2 mai 1904 au coeur du Vexin normand, à Trie-Château à un kilomètre de Gisors.
Ses parents tiennent une boulangerie dans ce village, jusqu’au début de la guerre de 1914 puis divorcent.
Trie Château
A un moment de sa croissance, Camille , se casse les deux jambes. Cette longue période d’immobilité va provoquer une augmentation anormale de son poids, qui lui restera toute sa vie.
Après la séparation de ses parents, Camille quitte Trie pour aller vivre chez son oncle (le frère de sa mère) Monsieur Ledoigt rue Clauzel à Paris 9ème.
La comédienne Simone, recevait beaucoup. Parmi les habitués quand Camille venait au château , nous trouvons Jean Cocteau et Charles Péguy.
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Trie-Château •
Le grand père
Le grand-père est boulanger à Rouen, rue Vivien.
D’abord connu comme le dernier à confectionner les “cheminets” , sorte de pain rond pressé que l’on trempe dans l’eau chaude et que les femmes s’empressaient d’emporter à travers la ville, enveloppés dans des couvertures pour conserver la chaleur.
Mais la grande fierté de la famille vient surtout du grand-père qui a eu son petit moment de “gloire” grâce à Maupassant qui parle de lui dans “Bel ami”, ouvrage qui paraîtra en 1885.
Gui de Maupassant
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La famille de Camille Renault •
Dimanche, 24 Septembre, 2006
Portrait de Camille Renault
Camille Renault en noir
René PRADEZ - Peinture à l’huile sur toile - 197 ? - 114 x 146 cm
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Camille Renault •