Vendredi, 20 Octobre, 2006
Le Premier Salon d’Automne de 1905
Le premier Salon d’Automne fut créé le 31 octobre 1903 au Petit Palais grâce à Franz Jourdain, (1847-1935), de nationalité Belge, architecte, homme de lettres et grand amateur d’art, président du syndicat de la critique d’art. Des amis vont venir l’aider comme les architectes Georges Desvallières et Hector Guimard, les peintres Eugène Carrière, Félix Vallotton, Edouard Vuillard, Adrien Schulz, ou le décorateur Jansen.
Le but de ce salon est d’offir aux artistes peintres des débouchés mais aussi e faire découvrir au public l’impressionnisme. Le choix de l’automne s’inscrit dans le choix de cette saison, car l’époque est bien choisie pour la rentrée artistique et aussi pour se démarquer des deux autres salons qui se situent à l’époque du printemps, la Nationale et les Artistes Français.
Le salon d’automne offre plusieurs disciplines qui va de la peinture à la sculpture mais aussi à partir de 1904, de la photographie, dessins, arts appliqués, gravures etc. Les artistes étrangers sont particulièrement bien représentés ici.
A partir de 1904, le salon quitte ses caves, pour s’installer au Grand Palais, preuve de son succès. Trente-trois tableaux de Paul Cézanne, soixante-deux d’Odilon Redon et trente-cinq d’Auguste Renoir vont former un ensemble homogène. Matisse, Manguin, Marquet et Carmoin font déjà partis de la salle XVII dont on se souviendra par l’énorme scandale que cela va soulever en 1905.
Nous y arrivons justement à cette fameuse année 1905… Le Salon s’oriente vers le modernisme. Les Sociétaires de 1904 plus ou moins conservateurs sont éliminés. Gustave Moreau jouit d’une grande considération. Ses élèves sont prioritaires. Le comité du Salon élu pour deux ans se compose de Matisse, Desvallières, Rouault, René Piot, tous anciens élèves de Gustave Moreau. Et ajoutons à cette liste, Louis Vauxcelles et Roger Marx.
Le jury du Salon d’Automne décide cette année, de favoriser l’originalité et accepte des oeuvres dites “expérimentales”. Le classement des oeuvres revient à la charge de Charles Plumet, architecte, qui sans état-d’âme, fait la même organisation que l’année précédente.
Il ya dix-huit salles récentes, 1625 numéros; dans le vestibule, des sculptures de Rodin. Dans la grande salle d’apparat, des noms prestigieux: Cézanne, Renoir, Armand Guillaumin, Raffaelli et Redon. dans la salle III, des noms sans surprises : Carrière, Desvallières, les Nabis, Vuillard, Bonnard, Vallotton et Roussel. Les deux salles suivantes sont réservées à deux rétrospectives pour Ingres et Manet. Les salles pour les étrangers sont importantes aussi : Jawlensky, Kandinsky et Czobel.
C’est la salle VII placée par Plumet qui va attirer tous les regards…
A côté de cette salle, il y a les oeuvres du douanier Rousseau et notamment un tableau “Le lion ayant faim”. Les oeuvres se justaposent avec Matisse, Manguin, Derain, Vlaminck, Marquet et Carmoin.
“Un pot de peinture jeté à la face du public” s’écrira Camille Mauclair en voyant ces couleurs violentes. Au milieu de la pièce, deux bustes de Marquet, pourtant très traditionnels. Le mouvement fauve venait de naître…

Matisse - 1905
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Jeudi, 19 Octobre, 2006
L’assiette au Beurre
Journal Satirique et Libertaire - 1901-1914
Cet hebdomadaire de 16 pages, tiré en couleur, s’est spécialisé dans la caricature sociale et les moeurs de l’époque. Les créateurs sont des anarchistes et le graphisme du journal soutien un ton très virulent. Chaque numéro consacre un sujet bien précis, confié à un artiste particulier ou alors c’est un groupe de collaborateurs qui s’en charge.
Des dessinateurs vont pour la première fois être sollicités soit individuellement ou en groupe à exprimer par de petites fresques, des tableaux à caractère social ou politique. Il doit y avoir acte d’acusation sur un sujet particulier. L’ensemble de la collection de l’Assiette au Beure donne une vision cruelle et désespérée de la société de l’époque mais qui constitue un ensemble exceptionnel dans l’art de la caricature.
Des artistes étrangers vont collaborer au journal qui viennent souvent de l’Europe Centrale . On peut dire que la France a lancé l’esprit expressionniste avec l’Assiete au Beurre. Notons la participation de Van Dongen, qui appartient à la fois au mouvement fauve et au groupe expresionniste allemand Die Brücke.Quatre grands de la caricatures vont peu participer cependant : Steinlen, quelques numéros au début, Villette, qui va dénoncer le colonialisme, par contre Forain, ne trouvera pas sa place dans ce mouvement de révoltés. Qaund l’affaire Dreyfus éclate, on y fait à peine allusion mais certains dessinateurs ne se priveront pas comme Max Radiguet ou KupKa pour lancer des pointes contre les juifs.
De nombreux artistes peintres connus dans l’histoire de la peinture moderne vont collaborer avec un certain enchantement au journal comme Jacques Villon , Kupka, Vallotton, Juan Gris, le Grec Galanis et Van Dongen.
La liste des collaborateurs participant au journal est extraordinaire et impressionnante : Jossot, Grandjouan, D’Ostoya, Leal de Camara, Max Radiguet, Delannoy, Roubille, Ricardo Florès… Des ecrivains connus : Anatole France , Leon Bloy , Laurent Tailhade, Octave Mirbeau , J Rictus etc ...
Ce journal a apporté à la fois de la hardiesse dans le domaine de la caricature mais aussi de véritables chefs-d’oeuvre graphiques. Il en sortira 593 numéros avec un texte accompagnant chaque dessin.
Le createur de la revue fut Mr Schwartz qui fit faillite en 1904.
L’affaire fut reprise par Mr A de Joncières jusqu’ en 1912 qui consacra une partie de sa fortune à soutenir la revue et qui fit
faillite à son tour.

dessin de Steinlen

texte manuscrit de Villette
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Journaux •
LA FOIRE INTERNATIONALE D’ART CONTEMPORAIN
La 33ème édition de la FIAC se tiendra au Grand Palais et dans la Cour Carrée du Louvre, du 26 au 30 octobre 2006.
La FIAC s’installe à Paris sur 2 sites prestigieux. Le Grand-Palais accueille une centaine des meilleures galeries internationales spécialistes d’art moderne, d’art contemporain et de design. Des films d’artistes inédits et des performances y sont également programmés dans une salle spécialement aménagée. Quant à la Cour carrée du Louvre, elle prête son magnifique écrin à 80 galeries internationales de haut niveau qui y présentent la création contemporaine la plus vivante dans un esprit « dynamique et prospectif ».
Samedi 28 octobre remise du Prix Marcel Duchamp au Grand Palais à 12 heures
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Expositions •
Académie Julian
Ecole privée de peinture et de sculpture, L’Académie Jullan, fondée en 1867 à Paris par le peintre français Rodophe Julian doit sa réputation par ses nombreux peintres mais aussi la qualité de son enseignement au début du XXème siècle.
Cette école se situe d’abord au passage des Panoramas dans le IXème arrondissement de Paris. Puis, ouvre deux autres ateliers : le premier, au 31 rue des Dragons dans le VIème et l’autre au 51 rue Vivienne dans le IIème. Ce dernier aura la particularité d’accueillir les femmes à partir de 1880.

In the Studio by Marie Bashkirtseff (1881) at the Dnipropetrovsk State Art Museum, Dnipropetrovsk
L’Ecole des Beaux-Arts a été proscrite pour ces femmes peintres, jusqu’en 1897.. Et la seule alternative était cette Académie Julian. Ces jeunes artistes avaient la possibilité de peintre des nus à partir de modèles masculins, ce qui pour l’Ecole des Beaux-Arts, institution très honorable démontrait un laxisme total.
Et pour redonner un prestige plus grandissant, l’école des Beaux-Arts avait sous prétexte de faire des économie au contribuable mais en fait surtout voulait interdire son enseignement aux étudiants étrangers, imposait une épreuve de langue française très difficile pour l’inscription dans son établissement.
Ce qui par contre coup attira un nombre d’étudiants étrangers à l’Académie Julian, qui attirait ausi bien le peintre professionnel que l’amateur, désireux de se perfectionner.
L’Académie Julian fit sa renommée sur la qualité de son enseignement. Elle put ainsi présenter ses élèves au Prix de Rome tout en aidant ceux qui voulaient exposer dans les Salons et se lancer dans une carrière artistique. Par contre, le point faible de cete Académie était la notion de discipline; Et les élèves livraient à eux-mêmes se faisaient remarquer plus qu’ils ne fallaient dans les rues, en manifestant dans Paris. Ceci dura toute la période de la Belle époque.
Un groupe de jeunes peintres rebelles va se distinguer et se faire connaître sous le nom de NABIS entre 1888 et 1889.
Nous retrouvons de grands noms associés à l’Académie Julian comme Dubuffet, Duchamp, Villon, Vuillard et Matisse.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Académie Julian ferme ses portes. Deux de ses ateliers vont être vendus en 1946.
Les ateliers de la rue des Dragons vont être rachetés par Guillaume Met de Penninghen et Jacques d’Andon en 1959, puis intégrés à l’Atelier Penninghen pour devenir l’ESAG-PENNINGHEN en 1968.
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écoles de peinture et de sculpture •
Mercredi, 18 Octobre, 2006
Inauguration des Journées des Métiers de l’Art
Invitée ce soir à la Mairie du 5ème pour le lancement des Journées des Métiers d’Art, initié par le Ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales qui en a confié la coordination nationale à la Société d’encouragement aux métiers d’art (SEMA).
Cette soirée était présidée par Mr Tiberi, Maire du 5ème, Mr Chevalier, Président de la SEMA et Mme Cohen-Solal, représentant la Mairie de Paris.
Trait d’union entre le passé et le futur, l’esprit et la main, l’esthétique et la fonction, les métiers d’art fondent l’un des socles essentiels de notre patrimoine culturel et contribuent au rayonnement touristique des régions. Ils sont un atout précieux qu’il convient de promouvoir et de renforcer.

L’objectif de ces Journées des Métiers de l’Art est de créer des rencontres avec le public pour que celui-ci puisse prendre conscience de la réalité de ces métiers.
Cela représente un poids économique non négligeable pour notre société car ils sont ausi créateurs d’emplois et les défenseurs de notre patrimoine par la préservation et la conservation d’un savoir-faire à transmettre aussi. Ce sont les vecteurs d’un rayonnement culturel et touristique incontestable.
L’objet est création, sublimé par la main de l’homme.

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Expositions •