Lundi, 18 Décembre, 2006
Balade à Montfort L’Amaury (78) - 1 -
C’est encore une jolie promenade que nous avons décidé de faire dimanche avec l’association.
Nous sommes arrivés directement par le cimetière qui date du XV et XVIème en forme de cloître, bien que ce lieu fut toujours destiné à l’inhumation.
La porte d’entrée que l’on peut admirer est du gothique flamboyant.

, regardons la plaque contre le mur qui démontre bien que nous allons dans un cimetière


admirez…
sous la galerie.
Au bout d’un certain nombre d’année, il était coutume de déposer les ossements de morts sur les planches soutenues par les solives.
Les morts étaient enterrés directement à même le sol, dans la terre, d’où le le nom de charnier.

la petite chapelle

et la statue de Maurice Ravel



Maurice Ravel s’était installé à Montfort L’Amaury en 1921 pour y décéder en 1937.
Bien que la sculpture est ici présente, Maurice ravel repose dans le caveau familial de Levallois Perret.
Le buste a été réalisé par Jean Miguel Merlet
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Souvenirs de Camille (suite)
Par Robert Larroque
On avait l’impression d’être jaugé et exploré en quelques instants par cette montagne humaine.
Ce pouvait être destabilisant pour certains : cette éventualité amusait toujours Camille mais il n’en disait mot.
On ne peut affirmer qu’il était dominateur, toutefois son caractère et son expérience du genre humain lui donnaient un avantage, une sorte d’ascendant naturel dont il usait savamment dans son art de convaincre. Il savait intriguer son auditoire, captiver son attention en maniant artistement l’anectote et le paradoxe.
Dans sa mémoire, en plus d’une foule de souvenirs personnels, il avait emmagasiné des tas d’histoires drôles ou salaces qu’il distillait avec dicernement, en évitant toujours, quand il le fallait de choquer les sensibilités. C’était un aspect de son tact.
Bien qu’il eût bâti son savoir à l’école de la vie plus qu’à l’Université, Camille aimait la compagnie des gens lettrés : il appréciait leur conversation.
Lorsque le sujet le dépassait, sa curiosité d’esprit restait en éveil : il montrait qu’il savait écouter.
Je ne cherche nullement à parer Camille de la couronne d’un surhomme en énumérant ses qualités.
J’essaie, bien au contraire, d’être objectif et sincère.
D’ailleurs, s’il savait le goût de succès, on ne peut dire que sa vie fut comblée de réussites.
Sur le plan sentimental notamment, il connut des déceptions.
Dans la conduite de ses affaires, il rencontra aussi de sérieux déboires.
Fût-il mauvais gestionnaire parcequ’il consacra beaucoup de temps à l’art et aux artistes ?
Où fût-il abusé parcequ’il accorda trop de confiance à ceux qui le secondaient et négligea de contrôler leurs agissements ?
(à suivre)

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Samedi, 02 Décembre, 2006
Souvenirs de Camille
Par Robert Larroque
J’ai connu cet homme au début des années 60 alors qu’il était en pleine santé. Il en imposait certes par sa corpulence hors du commun mais étant prévenu, je ne m’y attardai pas. C’est surtout son visage qui retint mon attention. Une carnation poupine, une bouche gourmande, un front large sans ride dominé par une chevelure indomptée et argentée à la Beethoven et un regard bleu vif, pénétant, incisif, composaient une figure harmonieuse bien charpentée avec un je ne sais quoi de Viking. Qu’un sourire passât sur ses lèvres et tout ce visage semblait rayonner comme celui d’un enfant ; il l’auréolait de sympathie et d’aménité.
Quand accompagnant Pierre Gaudin, je le vis pour la première fois, son regard glissa sur moi avec une aimale indifférence.
Un temps mort, quelques banalités, et il me vrilla avec une acuité interrogative : c’était sa minute d’observation. le fait que j’étais peintre sembla lui plaire, et enfin, le fameux sourire arriva.
J’étais soulagé.

(document C. Bugey)
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