Lundi, 23 Juillet, 2007

Le jardin de Monet

La visite du Musée américain nous laisse dans l’enchantement.
Il fait très chaud. Plus de 31°. Nous faisons une petite halte aux abords de la maison de Monet. Emmanuelle a faim, très faim, même. Moi aussi. Paul et Christian semblent avoir la tête dans les nuages. Ils nous regardent toutes les deux, interrogatifs.
Finalement on s’asseoit à la terrasse d’une petite auberge.  la place ne plaît pas à Christian. Paul trouve qu’il y a trop de bruit. Avec Emmanuelle on se regarde. C’est pas ici que l’on mangera. Paul regarde sa montre, propose d’aller directement au jardin de Monet et de manger après. Il ya une longue queue pour prendre les billets. Paul a peur de louper le jardin.  Finalement, on s’inserre dans la file d’attente qui diminue plus vite que prévue. Paul nous invite à le rejoindre à la boutique souvenirs pendant qu’il achète les billets.  Nous avons presque deux heures devant nous pour la dernière balade de notre journée.
Paul, Emanuelle, Christian sont silencieux. Ils me regardent. Je comprends qu’ils se préparent à un choc et ne bougent plus.
Nous sommes à l’entrée du jardin. Doucement, j’invite à démarrer la visite.  Ils marchent très lentement. Ils sont entre les arbres et le ciel, plus rien n’existe. Ils communient avec la nature. 
je laisse le petit groupe. J’ai besoin d’être seule.

Je repense à la phrase de Boudin : “aimez ce qu’on ne verra jamais deux fois”...
Ici l’art a ce reflet fugitif de l’éternellement recommencement comme le plus beau matin du monde


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Emmanuelle fait une petite pose à la terrasse de l’auberge

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(à suivre)

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Dimanche, 22 Juillet, 2007

Musée d’Art américain à Giverny - 2

Il est 14 heures. Nous nous dirigeons vers l’exposition photographique consacrée à l’exploration américaine entre 1860 et 1880.
Nous nous joignons au groupe qui est prêt à écouter la conférencière. Christian est visiblement intéressé . Emmanuelle, assise sagement fxe les toiles, fortement impressionnée. Quant à Paul, il navigue, décripte, vient me faire ses commentaires. L’exposition de photos est en noire et blanc et prend valeur de document humain. L’Amérique se relève encore traumatisée par la guerre de Sécession.  Pour se donner bonne conscience, le gouvernement américain envoie des équipes d’explorateurs scientifiques pour faire état de la fameuse “conquête de l’Ouest”.
Des photographes comme Watkins, O’Sullivan, Jackson et Bell, ont pour mission de capter l’immensité des terres. Tout est vierge ici :  Les Rocheuses, la Vallée de Yosemite, le Yellostone, les Canyons de l’Arizona…
Ici vivent les indiens.
Mais les photographes font attention de ne pas tout mélanger :  : des clichés mettent en évidence la richesse géologique, les paysages magnifiques et immenses , les chemins de fer. mais sans y adjoindre ses habitants. Un autre travail est consacré aux indiens mais en pose, pas dans leur vie quotidienne ni dans leur univers.
Ce travail de recherche est essentiel pour l’Amérique visant un ‘aspect économique, social et politique,  le tout sous couvert scientifique.
Une soixantaine de photos à la mémoire de la jeune amérique, symbole de renouveau.
Ici on démontre une Amérique conquérante, grandiose,  enrichie de ses nouveaux états.

La deuxième partie de l’expo porte un regard sur le “Temps des Loisirs ‘ par les peintres américains de la deuxième moitié du XiXème siècle.
Nous nous retrouvons tous les quatre.
Paul avoue avoir été un peu mal à l’aise par l’expo précédente et se sent nettement plus en harmonie avec toutes ces toiles qui respirent l’insouciance, les bords de mer et la campagne.
L’industrialisation galopante ne semble pas avoir d’effet sur ces peintres. Un sentiment perpétuel de vacances, de légèreté, une bourgeoisie heureuse de vivre au milieu des jardins fleuris, des enfants qui s’ébattent au bord de la mer….
Nous aussi ce sentiment nous enveloppe. Emmanuelle compare, étudie, analyse la forme, la couleur.
Christian s’extasie complétement sous le charme.
     


Edward Henry Potthast
La Ronde des enfants, c. 1915
©TFAA
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Samedi, 21 Juillet, 2007

une journée à Giverny - 1-

Ce dimanche 15 juillet, nous décidons de partir à Giverny avec un autre groupe composé de Paul, Emmanuelle, Christian et moi-même.
Atmosphère différente. Détendue, gaie, rieuse, nous nous offrons une journée à la campagne.
A part moi, personne ne connaît Giverny.
Les réactions m’intéressent. J’écoute les moindre mots, j’observe.
Nous commençons par le jardin américain réalisé par le paysagiste Mark Rudkin.
Tout le monde se sépare, s’isole.
Par un soleil voluptueux, le jardin nous accueille.

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Emmanuelle qui regrettera tout au long de sa visite de ne pas avoir pris un calepin et un crayon.

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Chaque parterre de fleurs est bien ordonné par couleur.

Christian contemple, se retourne, avance. Disparaît dans la salle des souvenirs et achète une casquette “Musée d’art américain”.
Nous le rejoignons.
Paul et Emmanuelle regardent les cartes postales. Moi j’essaie des senteurs florales sur ma main. Christian très fier me fait remarquer sa casquette.  Je lui fait sentir l’orange-canelle puis, à Paul et à  Emmanuelle,  la lavande, la rose…
Christian malicieux me dit qu’il n’y aura aucun risque que l’on me perde !
(à suivre)

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Mercredi, 18 Juillet, 2007

En passant devant la Mairie de Paris…

J’ai rencontré Anne-Marie Sautoureau lors d’une de mes conférences que je donnais à Paris sur la littérature champenoise au Moyen-Age. J’avais choisi le thème de Thibaud le Chansonnier, mêlant histoire et poésie. A la fin de ma conférence, Anne-Marie était venue me voir pour se présenter à la fois comme artiste peintre mais aussi comme poétesse. Je fus séduite par son travail et lui proposait à l’occasion de rester en contact pour faire mieux connaisance. Le passage de Christian-Jean Collard me semblait tout à fait convenir à cette approche pour approfondir nos connaisances.

Olivier est en harmonie avec Anne-Marie. 
Anne-Marie parle de la poésie et de la peinture.
Nous l’écoutons tout en nous dirigeant vers la Mairie de Paris.
La poésie devient peinture. Anne-Marie, dispose les mots et brosse un paysage vivant alluré, coloré.
Ce ne sont que des mots qui virvoltent, chantent dans ce Paris d’un jour de 14 juillet.
 

 

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Poème silencieux pour la Liberté.

(à suivre)

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De la Fontaine saint Michel au quartier du Marais

Le samedi après-midi, nous nous sommes donnés rendez-vous à la fontaine saint Michel.
Christian-Jean Collard, Olivier, Anne-Marie et moi-même continuons notre balade sur le thème de l’art et de l’environnement.
Là, c’est Olivier qui prend le groupe en charge.  Il veut nous montrer son Paris à lui, qui est pour lui ce grand brassage culturel et artistique : le quartier Latin et le Marais.

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(photo Christian-Jean Collard)

L’incontournable librairie
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en face de la libraire, La belle Notre Dame de Paris
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(photo Marie e Mazan)
  à suivre…

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