Dimanche, 19 Août, 2007
parc Balbi
Après avoir quitté la Cathédrale saint Louis, nous entrons dans le parc Balbi, tout près du potager du Roi et derrière la pièce d’eau des Suisses. l’entrée principale de ce parc est rue du maréchal Joffre.
C’est le comte de Provence, frère du roi roi Louis XVI et futur Louis XVIII qui en 1787, achète avec la comtesse Balbi la parcelle de terrain. C’est Jean-François-Thérèse Chalgrin, architecte et intendant des bâtiments du comte de Provence qui dessine le futur jardin d’agrément pour la comtesse Balbi. Du Caille en prit soigneusement le relevé. C’est en 1786, que le jardin prend sa forme définitive.Cela devient un jardin de collection grâce à la passion du comte de Provence qui portait un intérêt tout particulier aux plantes, arbres et arbustes tropicaux. L’introduction du peuplier très en vogue à l’époque près de la pièce d’eau donne une atmosphère charmante et bucolique.



(photos Paul Lalardie)

(photo François Veschambre)
Le comte de Provence était comblé car il pouvait “voyager” dans son jardin.
Les évenements de 1791 vont obliger le comte de Provence et la comtesse de Balbi à s’exiler en abandonnant tout. Ce qui aura comme conséquence que les végétaux rares sont enlevés et replantés pour la collection du Jardin des Plantes et son muséum dès 1792.
de 1792 à 1810, le parc est vendu plusieurs fois à des propriétaires privés. Mal entretenu, il se dégrade et une partie des habitations est détruite.
En 1828, le dernier propriétaire vend le jardin à l’Etat. Depuis 1926, il est classé monuments historiques. Lors de la tempête de 1999, il a été fermé au public mais réouvert en juin 2003 en partenariat avec la Ville de versailles.
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Samedi, 18 Août, 2007
Une journée à Versailles
Depuis bientôt un an, nous avons institué une balade avec un petit groupe pour mieux accueillir les nouveaux adhérents. C’est sympa, informel et souvent avec beaucoup de surprises.
Aujourd’hui, c’est Joel qui nous reçoit à Versailles, ville de son enfance. Il nous avait prévenu que c’était une balade qui se ferait en dehors du château de Versailles. Effectivement, il a été plusieurs fois aperçu, mais très vite nous avons bifurqué. Le château n’était pas au programme et la promesse fut tenue.
Joel est amoureux de sa ville et il trouve dommage que tous les regards se concentrent sur ce magnifique château royal, alors que chaque rue, chaque maison raconte si bien à sa manière son histoire.
Nous nous sommes donc donnés rendez-vous devant la cathédrale saint Louis, début de notre promenade avec notre guide Joel…
Autrefois, à l’emplacement de la cathédrale, c’était une immense réserve de chasse complétement close qui s’appelait “ Parc aux cerfs”. Mais comme la population avait besoin de logement, Louis XIV sacrifia au fur et à mesure l’endroit pour y faire cosntruire des logements.
En 1714, il promet même de” supporter la dépense pour une nouvelle paroisse”. Mais c’est sous Louis XV qu’une chapelle existera dédiée à saint Louis. Mais très vite elle va devenir trop petite. C’est Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, petit-fils de Jules hardouin-Mansart (constructeur de Notre dame de Versailles) à qui reviendra le projet de construire une nouvelle église. le 12 juin 1743, le roi Louis XV, pose la première pierre. L’inauguration aura lieu le 24 août 1754, mais cette fois-ci sans la famille royale car Louis XVI venait de naître la veille…
Après les vicissitudes de la Révolution, L’église Saint Louis devient cathédrale en 1797. Juste bénite lors de son inauguration, elle sera consacrée en 1843. Depuis 1903, la cathédrale saint Louis est classée au titre des monuments historiques.
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Vendredi, 03 Août, 2007
Entretien avec Olivier H.
Olivier Hedoux
Artiste photographe
La vision du monde est-elle photographiable ?
par Marie de Mazan
Lors de notre sortie -étude sur la couleur, moyen d’expression en peinture et photographie, nous avons eu des échanges très fructueux avec nos différents amis qui étaient présents lors de cette journée. J’ai particulièrement dialogué avec Oliver Hedoux qui s’est exprimé sur la photographie contemporaine. Je vous livre ici un entretien très riche et passionnant sur la vision de l’art photographique.
Marie de Mazan : la photographie est-ce un art ou une technique ?
Olivier Hedoux : Au sens strict, la photographie est une technique permettant de reproduire la réalité. Mise au point il y a plus de 100 ans, elle est aujourd’hui à la portée de tous. Avec le numérique, la photographie confirme sa vocation à saisir des instants. En famille, entre amis, en voyages, et en loisirs, l’image photographique est omniprésente. Et avec les nouvelles technologies, l’internet, et la globalisation, son avenir est assuré !
Noyée dans les images, notre société a besoin d’Art. L’Art c’est un moyen d’expression Divin. L’Art utilise un langage parfait, fait d’esthétisme, de plastique, de techniques, de sciences, et de visions. L’Art est la « transformée de Fourier » d’une équation de la Vie.
La peinture et la sculpture sont des arts majeurs, valorisés, et à juste titre, puisqu’ils rentrent parfaitement dans la définition de l’Art. La photographie elle, a toujours été considérée comme un art mineur. Et depuis que la photographie existe les débats sont légions ! Et les camps aussi. Je ne rentrerai donc pas dans ce néant, tout a été dit.
Peu importe la technique puisque, seule compte le résultat, l’expression d’une vision de l’esprit. C’est dans ce référentiel que je me place.
Mde M : La photographie sert-elle uniquement à reproduire le réel ?
OH : La photographie reproduit une image du réel, mais jamais l’ensemble de la Réalité.
La photographie utilise la lumière comme pinceau, et son spectre comme couleurs.
Notre perception de la lumière, des couleurs, des volumes et perspectives, dépend de mécanismes biochimiques propres à notre biologie. De ce fait les images obtenues dépendent beaucoup du support et du traitement de l’image. De l’œil au cerveau !
D’autre part, la photographie définie un « cadre ». De ce fait elle ne peut saisir qu’une partie du réel. Avec des sciences comme l’Optique, la spectrophotographie, ou encore le microscope électronique, elle arrive même à créer des images que notre œil ne pourrait jamais percevoir. Des images hors de notre réel mais pourtant bien présent dans la réalité. Partant de ces faits, il reste que cette image du réel, peut ensuite être transformée sans pour autant en perdre sa fonction de « vrai ». L’artiste joue avec la lumière, son spectre, et crée un cadre, une vision de l’esprit. Il a une intention, une recherche, et applique les préceptes de l’Art. Le photomontage, le collage, la projection, l’animation, sont des champs d’applications artistiques qui peuvent utiliser la photographie comme unique support.
Mde M : la technique peut-elle dépasser l’art ?
OH : La technique ne pourra jamais dépasser l’Art. Seul l’esprit peut prétendre à faire de l’Art. Car l’esprit est part du Divin. Un ordinateur arrive aujourd’hui à créer des images fantastiques, mais il crée ces images suite au programme d’un artiste des mathématiques et de l’informatique.
Les mathématiques sont un Art, un art majeur sans aucun doute !
Et même si un jour la technique nous permet de construire des machines biologiques, il reste que sans esprit, il ne peut y avoir d’art. D’ailleurs, connaissez-vous une autre espèce animale qui possède cette notion d’Art ?
MdeM : la photographie n’est-elle pas une forme déchue de la peinture ?
OH : Certainement pas ! Bien au contraire. La peinture fait appelle à des techniques, mais il reste que c’est toujours l’œil du peintre qui voit. L’œil est l’appareil photographique biologique le plus sophistiqué qui soit. Mais il utilisera toujours son esprit pour retransmettre sa vision sur la toile.
Peintres et sculpteurs, utilisent la photographie sans même sans apercevoir.
Sans oublier que la photographie sert souvent de modèle aux peintres. C’est même un des usages les plus courant aujourd’hui. Imaginez que de grandes peintures ou sculptures ne sont que les reproductions d’une photographie mise en vision par le maitre me réjoui ! La photographie est une technique à part entière, un art aussi, parfois, mais pas toujours. C’est ce qui en fait un art mineur.
MdeM : Qu’elle est la frontière entre l’esthétisme et l’artistique dans l’art photographique ?
OH : Votre question nous place donc dans la photographie artistique. L’esthétisme est une notion qui défini des critères de beauté. L’esthétisme c’est la recherche de l’harmonie, de l’équilibre, du beau pour atteindre le sublime.
En photographie l’esthétisme est avant tout, le cadrage d’une réalité mise en lumière, aboutissant à un réel. Que se soit en mode, en reportage, en studio, la beauté d’une photographie est la résultante d’une évidente harmonie. Qu’elle soit en couleur ou en noir et blanc, une photographie sans recherche esthétique ne peut prétendre à l’Art.
Tout le monde peut faire une photographie artistique. Même lorsqu’il s’agit de photos de famille !
Cependant la technique photographique restreint les champs de recherche par rapport à la peinture. La notion d’original est fondamentale. Le tirage ou la reproduction peuvent être traitées et devenir une autre vision, un autre réel.
Mais l’original lui est unique. Un négatif, un ektachrome, une diapositive, un fichier RAW, sont des photographies artistiques au sens pure.
La photographie devient une œuvre d’art, à partir du moment où elle renvoie une esthétique, exprime une plastique et retransmet une vision de l’esprit d’un instant bien réel. Il n’existe pas vraiment de frontière, mais uniquement un champ d’application restreint, du fait de ses techniques.
MdeM : La vision du monde est-elle photographiable ?
OH : Commençons par poser le problème.
Soit la constante A, défini par l’Art avec A=œuvre de l’esprit.
Soit la variable k, les arts majeurs, dont font parti la sculpture et la peinture.
Soit la variable a, les arts mineurs dont fait parti la photographie.
Soit l’ensemble V défini par la Vision, et ses champs de perception.
Soit l’ensemble R défini par la Réalité (le Monde), le plus complexe ensemble de l’univers composé d’une multitude de réels multidimensionnels !
Soit l’équation suivante : A(k-a+1) =V dans l’ensemble R
Montrer que cette équation permet d’expliquer que la vision du monde est photographiable.
Je vous propose la démonstration suivante :
- Nous savons que la photographie est une technique qui permet de reproduire un réel.
- Nous savons qu’elle utilise une technique qui restreint les champs d’application dans l’ensemble V de la Vision de l’esprit.
- Nous savons qu’elle utilise une technique qui par contre augmente beaucoup les champs d’application dans l’ensemble R de la Réalité, reproduisant des réels invisibles à l’œil nu.
Les variables a et k se complétant et s’équilibrant dans ces conditions,
on peut dire que a=k
Alors pour a=k nous obtenons A(k-a+1) = A(1) =A=V
A=V, l’art est une vision de l’esprit que la photographie peut reproduire.
CQFD.
Conclusion :
La vision du monde est parfaitement photographiable.
Voici quelques images, photographies bien réelles, que je mets à votre disposition pour vérifier par vous-même si je ne me suis pas trompé dans la résolution de cette équation. Car toute théorie doit être appuyée par des faits et soumise à débat.
Merci Marie de Mazan de m’avoir offert cet instant pour parler avec vous et à nos lecteurs, de mon art, la photographie, et de ma « passion du christ » : la recherche du sublime chez l’homme d’esprit.
Olivier Hedoux.
23 juillet 2007
Paris – France.
Etude d’une plage en Normandie

“Ombre portée sur béton armé”

“Crépuscule d’un béton doré”

“Toile à marée basse”
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