Puteaux

Jeudi, 16 Novembre, 2006

Le Roi Renault

Souvenir de Philippe Courtois
Président de la section Artistique de Puteaux


Camille s’est installé à Puteaux en quittant le service du Maréchal Lyautey, auprès de qui, il avait été cuisinier Ses talents de toque blanche pouvait le conduire à tous les rêves, mais le maigre pécule qu’il avait en poche à la fin de son service militaire restraignait très fortement les prétentions quant aux choix des locaux. Après avoir visité différents établissements dans Paris et dans les banlieues plus huppées, il finit par installer un bandeau “Camille Renault” sur un petit bistrot de Puteaux.

Le bistrot de Camille, c’était déjà un accueil théâtral. “Mémère”, la belle-mère de Camille trônait derrière le bar. Lorsque Camille voulait la plaisanter, il l’accusait d’attirer dans ce petit bar couvert de boiseries tous les poivrots du quartier.
Les salles du restaurant proprement dites avaient une tenue différente car il avait conservé l’amitié du maréchal qui était ce que l’on appelle de nos jours une locomotive parisienne et amenait chez Camille le Tout Paris déguster   les poissons, le sommet de sa cuisine et tous gardent encore le souvenir émus de ses millefeuilles. Ca c’était de la restauration.

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(documents C.Bugey)

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Samedi, 04 Novembre, 2006

Jacques Villon s’installe à Puteaux

Jacques Villon quitte Montmartre qu’il trouve trop bruyant à son goût.
Il a besoin d’isolement mais ausi d’une certaine solitude.
Dès 1906, Jacques Villon arrive à Puteaux. Sa production de dessins va essentiellement se tourner à travailler à la pointe sèche

Définition de la pointe sèche :

La pointe sèche est un outil pointu en acier dont l’extrémité bien aiguisée sert à graver des traits et des marques variés dans le métal. Ce terme désigne également le procédé de taille-douce par lequel on incise le métal à l’aide d’une pointe très aiguisée ou d’un diamant.

L’outil, que l’on manipule comme un crayon, ne soulève pas le métal mais le tasse et le fait relever de chaque côté de la taille, ce qui crée un bourrelet de métal appelé « barbe ».

C’est la barbe qui, retenant l’encre, donne à l’impression un trait velouté et chaud caractéristique.(Wikipédia)

Mais le fait de quitter ce Montmartre si bouillonnnant, si riche, si créatif, va plonger à son insu Jacques Villon dans l’ombre aidé il faut le dire aussi par une nature très modeste.

A partir de 1911, Jacques Villon semble enfin décidé à renouer quelques contacts. Ces frères , Raymond et Marcel vont l’aider à créer un groupe de discussion, mélangeant artistes et critiques. Régulièrement vont venir dans son atelier, Francis Picabia, Robert Delaunay,  Fernand Léger…  D’autres artistes vont ainsi augmenter ce groupe qui va s’appeler LE GROUPE DE PUTEAUX.

Jacques Villon, va jouer un rôle très important au sein de ce groupe.
Lors de la première expostion en Octobre 1912, à la Galerie La Boétie sous le nom , la SECTION D’OR (d’après la section d’or des mathématiques classiques), plus de 200 oeuvres et 31 artistes seront présentés.

 

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tableau de Jacques Villon qui va lui faire connaître la notoriété

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