Puteaux
Mercredi, 25 Juillet, 2007
A CAMILLE RENAULT
Tous ces murs qui t’ont vu, toi Camille Renault
Avec tous tes amis, peintres au grand talent
Ne verront plus jamais, suspendus comme avant
Des tableaux merveilleux, richesse de Puteaux !
Car ces murs décorés vont bientôt disparaître
Sous les coups acharnés de vils démolisseurs,
Ignorant qu’en ces lieux vinrent des connaisseurs
Pour honorer les arts, saluer le maître.
Pour ce sacrilège, nous demandons pardon,
Mais nous n’y pouvons rien, sinon le regretter,
Car ce vieux restaurant qu’on devrait respecter
Va partir en gravats, pour céder au béton !
Pourrons-nous oublier, nous les Putéoliens
Qu’en cet emplacement vécurent des génies ?
Et nos expositions de plus en plus garnies
Rediront à Renault qu’on resserre nos liens.
Pour que la S.H.A.L.P. aidant, nous allions conquérants
Soutenir ces deux Arts, PEINTURE et POESIE,
Qui sont bien c’est certain les lueurs de la vie
Dans le triste univers des bétons dévorants.
Puteaux, Décembre 1990
Paulouis Jehanne
Poète- Nouvelliste
Sociétaire de l’Académie des Poètes Classiques de France et de la Société des Poètes et Artistes de France
Membre de l’Institut Académique de Paris et de la S.H.A.L.P. - 29 rue Cartault -92800 Puteaux
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Mercredi, 27 Juin, 2007
Souvenirs de James Herisson
Bonjour,
Par le hasard d’une navigation sans but sur internet, je m’attarde avec émotion sur votre site.
J’ai connu Camille Renault vers l’âge de 10 ans, mon grand père qui l’appréciait et habitait suresnes, nous avait emmené fêter son anniversaire chez lui, je n’ai pas besoin de vous dire le festin que ce fut, mais comme je buvais peu à cet âge, je suis resté clair pour suivre une visite fantastique de ses collections, mon père s’y connaissait un peu, et nous avons vu des toiles de grands peintres appuyées au mur, je me souviens, car je crois que ce jour là je me suis mis à aimer la peinture, je buvais les paroles de Camille Renault qui parlait des peintres qu’il hébergeait en normandie.
C’est un souvenir très ému que j’en ai, bien que la vie ne m’ait pas permis d’y retourner, j’ai travaillé plus tard à Suresnes et je ne me souvenais même plus où était le restaurant, je l’ai cherché à suresnes et à puteaux, mais je ne me souvenais plus qu’il était si près de la défense.
Dès que je peux j’irai mettre quelques fleurs sur sa tombe et voir le bateau de pierre.
Je ne connaissais pas sa galerie du Bd Haussmann, c’est idiot parce que là aussi je travaillais pas loin, j’ai maintenant 57 ans, et Camille renault a certainement embelli ma vie, j’ai fait des études d’histoire de l’art et je peins, et quand je peins je me souviens souvent de cet être truculent et magique.
Amitié
James
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Lundi, 14 Mai, 2007
Quelques précisions supplémentaires de Madame Yvette Vibert
Bonsoir chère madame,
J’ai déjà laissé un petit mot sur le site hier.
En regardant plus loin aujourd’hui, je vois que la couverture d’invitation que vous reproduisez dans un article de M. Courtois est un portrait de Camille Renault signé par Jean-Claude Bédard. Il s’agit d’une exposition que Renault avait organisée pour lui dans le restaurant de Puteaux en 1955. Nous avons encore le petit catalogue donnant la liste des oeuvres exposées, il est préfacé par Jacques Villon.
En ce qui concerne sa collection, j’imagine qu’un certain nombre de pièces ont été vendues par sa famille.
Votre projet de remise en valeur de Broué est formidable. Bravo !
Yvette Vibert
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message de Yvette Vibert de Grosrouvre (78)
Bonjour,
Je suis enchantée de découvrir par hasard ce site en hommage à Camille Renault. J’ai vécu avec un artiste qui a fait partie de l’entourage de Camille à Puteaux. Il s’appelle Jean-Claude Bédard. Il a fait beaucoup de portraits de Camille dans les années 50. Il est mort en 1982, mais son frère, Georges Noël, qui est également peintre, vit toujours à Paris, et sa fille a aussi très bien connu Camille Renault et Jacques Villon.
Bien que le Bateau de Pierre soit très près de Grosrouvre, je n’y suis jamais allée. Je souhaite venir et adhérer à votre association. A très bientôt.
PS: J’ai aussi découvert récemment que mon père, Jean-Paul Vibert, imprimeur à Grosrouvre de 1929 à 1995, a imprimé en 1957 un livre de poèmes de Robert Ganzo illustré de 8 gravures de Jacques Villon.
Yvette Vibert
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Jeudi, 22 Février, 2007
Entretien exclusif avec Nadine Jeanne, conseillère Municipale de la Ville de Puteaux
entretien réalisé par Marie de Mazan
Marie de Mazan : Comment avez-vous découvert Camille Renault ?
Nadine Jeanne : Je faisais partie d’une association culturelle de Puteaux (la SHALP) et en 1997 nous avons monté un spectacle dont l’une des scènes se déroulait dans le restaurant de Camille Renault. Pour rédiger les dialogues, j’ai du faire des recherches sur le personnage et celui-ci m’a vite fascinée.
MdeM : Cet intérêt pour Camille est-il suscité par le fait qu’il a beaucoup apporté sur le plan culturel et artistique à Puteaux, ou cela dépasse-t-il complétement le côté “artiste” du personnage ? Pour prolonger cette question est-ce l’homme dans tout ce qu’il avait d’humain qui vous a poussé vers lui ?
N.J. : Passionnée de peinture et très attachée à ma ville, c’est avec une grande fierté que j’ai découvert que grâce à lui, Puteaux avait été, entre les deux guerres, un centre culturel et artistique de premier plan. Le Tout-Paris venait dans son restaurant. Outre Kupka et les frères Duchamp qui habitaient à deux pas, on y rencontrait Gleizes, Metzinger, Picabia, Léger, Picasso… Cela n’aurait pas été possible sans l’originalité du personnage : sa silhouette impressionnante (190 kilos), sa verve (on venait pour l’écouter) et sa propre passion pour l’Art (il était fin connaisseur).
Je lui suis donc reconnaissante d’avoir mis Puteaux en lumière mais aussi d’avoir su aider les peintres qui l’entouraient, soit en acceptant des paiements sous forme de croquis, soit en réussissant à vendre leurs toiles.
MdeM : Pensez-vous que Camille Renault soit connu et reconnu à sa juste valeur ?
Absolument pas. On ne trouve plus aucune trace de son passage à Puteaux (son restaurant a disparu). C’est pourquoi dès l’ouverture de mon blog, j’ai souhaité l’évoquer. Ailleurs, ce n’est pas mieux puisque le “Bateau de Pierre” qu’il a fait construire à Broué est aujourd’hui menacé.
On a oublié que c’était un grand mécène et que de nombreux artistes n’auraient pas pu poursuivre leur travail sans lui. On a oublié que lui aussi possédait une part de génie. J’encourage donc toutes les initiatives qui visent à le faire mieux connaître.
MdeM : Aujourd’hui, que peut apporter Camille Renault à la ville de Puteaux ?
N.J. : Camille Renault peut redonner à la ville une mémoire sur le plan artistique et culturel. J’aimerais que les Putéoliens se réapproprient cette période de l’histoire de leur Ville et qu’ils puissent visiter un jour “Le Bateau de Pierre”. Cet édifice -si original et si plein encore des empreintes laissées par les artistes qui y venaient- permet de se faire une idée du personnage, de sa force, de son extravagance et de ses rêves.
MdeM : Pour terminer, si vous deviez choisir un seul mot pour décrire Camille Renault, cela serait ....?
N.J. : Générosité.

Nadine Jeanne - Conseillère Municicpale de la Ville de Puteaux
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