Association en visite

Dimanche, 15 Octobre, 2006

Eglise saint Laurent dans le 10ème

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  Historique de l’église et de la paroisse


L’ Evêque-historien Grégoire de Tours (544-595) nous apprend qu’à l’époque mérovingienne (VIème siècle), une basilique dédiée à Saint Laurent se trouvait sur l’axe nord-sud conduisant de Lutece à Senlis. Saint Domnole, mort Evêque du Mans en 543, était, sous le règne de Clotaire 1er, à la tête d’un couvent de moines dans la basilique Saint Laurent. Surélevé par rapport au lit de la Seine et à l’abri de ses caprices, ce site portait une église, un monastère et des jardins maraîchers.
Les invasions normandes (Lutèce est assiégée en 885) se traduisent par des pillages et des destructions qui nécessitent au XIIème siècle, la reconstruction de l’église Saint Laurent, érigée en paroisse dès 1180.

Face à l’accroissement de la population, l’église fut reconstruite au cours du premier quart du XVème siècle. De l’église précédente, seule avait été conservée l’ancienne tour. Le 19 juin 1429, le chœur et le déambulatoire furent consacrés par Jacques du Chastelier. Il y fut ajouté, dans la seconde moitié de ce siècle et au début du XVIème siècle, six chapelles, le transept et une nef à quatre travées, voûtée de 1656 à 1659, épaulée par des arc-boutants extérieurs et fermée par une façade de style “Jésuite” à deux étages avec pilastres doriques et ioniques, dont la première pierre fut posée en En 1621.

L’église compte parmi ses paroissiens Saint Vincent de Paul et, en 1641, sainte Louise de Marillac. En 1660 Louise de Marillac est enterrée à Saint Laurent. Sa tombe reste dans l’église jusqu’en 1755.

En 1712, le chevet de l’église fut prolongé d’une chapelle axiale en forme de rotonde et coiffée d’une coupole. En1789, dès le début de la Révolution, l’église est dévastée par les émeutiers,. Elle deviendra “Temple de la Raison” en 1793, puis de l’Hymen et de la Fidélité, enfin “Temple de la Vieillesse en 1798 pour être rendu en 1802 au culte catholique et on recrée un mobilier liturgique.

Pour donner à l’église de plus vastes dimensions, la façade classique de 1621 fut remplacée, de 1862 à 1865, sous Napoléon III, par un fronton gothique dû à l’architecte Constant-Dufeux. Placé en avant du précédent, il fut raccordé à la nef par une travée supplémentaire. Une église qui a traversé l ‘histoire et qui aujourd’hui, au croisement des Gares du Nord et de l’Est et le Boulevard Magenta, continue à ouvrir ses portes.


 
  Visite de l’église

Avant de commencer votre visite quelques dates
52 Quand Paris s’appelait Lutèce, les Romains s’installent et construisent un axe routier dallé Nord-Sud dont la trace rectiligne s’est conservée jusqu’à aujourd’hui avec l’alignement des rues St Jacques et St Martin, et, au-delà, la rue du Faubourg St Jacques au sud et celle du Faubourg St Martin au nord. Vers le nord, cet axe conduisait à Senlis et à Trèves, vers le sud, à Orléans.

511 Clotaire I, fils de Clovis, régnera jusqu’en 561. C’est dans cette période que Domnole est Abbé d’un couvent de moines installé dans une basilique Saint-Laurent à l’emplacement de l’église actuelle. Conseiller de Clotaire, il mourra évêque du Mans en 543.
885 Les Normands assiègent Paris. Tout autour, ce n’est que pillages et destructions. L’église et le monastère sont dévastés.
1180 Une église Saint-Laurent est attestée. Elle est érigée en paroisse.
1429 Trop petite, cette église est entièrement reconstruite en style gothique flamboyant. Le chœur et le déambulatoire sont consacrés le 19 juin 1429.
1548-1596 Construction de la nef, des bas-côtés, et de six chapelles dans le même style. L’église n’est toujours pas voûtée.
1632 Saint Vincent de Paul et, en 1641 sainte Louise de Marillac sont paroissiens de Saint-Laurent.
1660 Louise de Marillac est enterrée à Saint-Laurent. Sa tombe reste dans l’église jusqu’en 1755.
1667 Construction des voûtes du transept et de la nef, toujours en gothique flamboyant.
1674 Décoration “ Grand Siècle “ du fond du chœur.
1712 Construction, au chevet de l’église, de la chapelle axiale dédiée à Notre-Dame des Malades, et de sa coupole.
1789 Dès le début de la Révolution, l’église est dévastée par les émeutiers. Elle deviendra “Temple de la Raison” en 1793, puis de l’Hymen et de la Fidélité, enfin “Temple de la Vieillesse”
1801 L’église est rendue au culte catholique et on recrée un mobilier liturgique.
1864 Pour rattraper le niveau du Boulevard de Magenta, et agrandir l’église, le portail de style “Jésuite” de 1621 est remplacé, en ajoutant deux travées à l’église, par le portail néo-gothique actuel.
1934 Construction du presbytère actuel, visible depuis le jardin public, côté sud. 


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Article publié par Marie de Mazan Tous droits réservés
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Mardi, 10 Octobre, 2006

visite de Grosrouvre dans les Yvelines

Le but de la visite était de voir la restauration de l’Eglise Saint Martin
et le sauvetage de fresques datant de 1920
C’est grâce aux dons de ses adhérents, complétés par les subventions des pouvoirs publics, que la petite église a eu un nouveau souffle.

C’est l’abbé Pascal , curé de la paroisse de 1909 à 1932 qui a décoré de fresques l’église.
Homme de grande culture, passionné d’archéologie, lauréat de l’Ecole du Louvre, il n’a eu de cesse d’aménager son église pour “la rendre plus accueillante et d’enlever aux murs intérieurs leur nudité”.
Comme le note l’écrivain Marcelle Tinayre, il voulait “faire entrer la forêt dans l’église”.

Son programme iconographique est à la fois décoratif, religieux mais surtout profondément ancré dans la vie quotidienne locale.
Le but était de résumer la vie chrétienne et les travaux champêtres de la population de Grosrouvre.

Pour la réalisation de ces peintures, l’abbé Pascal a fait appel à un peintre versaillais, P.L. Dusouchet (1876-1936), qui sans doute faisait parti du cercle d’artistes résidant à Grosrouvre. Artiste ouvert à toutes les techniques artistiques, de la sculpture à la gravure, il réalise aussi des cartons de tapisserie et des décors de façades. Sa formation aux Arts décoratifs répond dans les années 1910 -1920 parfaitement aux commandes publiques.  Les thèmes sont souvent religieux ou mythologiques transposés dans un cadre champêtre et bucolique.
Un arrière-plan montre l’église de Grosrouvre dans la scène de l’éducation religieuse. Sur la représentation du baptème, on trouve la signature et la date de 1925 de l’artiste.
L’abbé Pascal s’ocupe des encadrements, et des frises végétales réalisés dans l’esprit de bordures de tapisserie.
Ici tout est représentatif de l’art sacré “nouveau” des années 1910-1920 et qui reflète bien le goût de l’époque pour le symbolisme et l’idéalisation d’un monde rural menacé.
de disparition.

SAUVETAGE D’UN DECOR

la principale cause de dégradation des fresques est l’humidité, et l’infiltration d’eau. qui déposent des sels solubles qui produisent une très forte pression sur les enduits au moment de leur cristallisation.
Mais aussi le bombardement des alliés du 13 août 1944 touche le village. La partie du toit est soufflée du côté nord. Un des panneaux est en grande partie détruit et les autres sont exposés pendant plusieurs mois aux intempéries.
En 1950, les scènes du choeur ont été amputées par le percement de deux nouvelles baies.

Les premiers constats d’état sont réalisés en 1992.
L’église a été classée au titre des Monuments Historiques le 5 juillet 1995 pour l’intérêt de son décor peint.
Les travaux ont commencés en 1994, échelonnés sur 4 campagnes dont la dernière en 2001.

Une très grande économie de moyens fut employée pour le peintre travaillant bénévolement. Mais ces contraintes techniques et financières ont contribué à l’unité et à la simplicité souhaité du décor.

L’assainissement du bâtiment fut dirigé par les Architectes des Bâtiments de France puis l’architecte en chef de Monuments Historiques.

ASSOCIATION “LES AMIS DE GROSROUVRE
MAIRIE DE GROSROUVRE -  1, CHEMIN DE LA MASSE
78490 - GROSROUVRE

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