Dimanche, 22 Juillet, 2007

Musée d’Art américain à Giverny - 2

Il est 14 heures. Nous nous dirigeons vers l’exposition photographique consacrée à l’exploration américaine entre 1860 et 1880.
Nous nous joignons au groupe qui est prêt à écouter la conférencière. Christian est visiblement intéressé . Emmanuelle, assise sagement fxe les toiles, fortement impressionnée. Quant à Paul, il navigue, décripte, vient me faire ses commentaires. L’exposition de photos est en noire et blanc et prend valeur de document humain. L’Amérique se relève encore traumatisée par la guerre de Sécession.  Pour se donner bonne conscience, le gouvernement américain envoie des équipes d’explorateurs scientifiques pour faire état de la fameuse “conquête de l’Ouest”.
Des photographes comme Watkins, O’Sullivan, Jackson et Bell, ont pour mission de capter l’immensité des terres. Tout est vierge ici :  Les Rocheuses, la Vallée de Yosemite, le Yellostone, les Canyons de l’Arizona…
Ici vivent les indiens.
Mais les photographes font attention de ne pas tout mélanger :  : des clichés mettent en évidence la richesse géologique, les paysages magnifiques et immenses , les chemins de fer. mais sans y adjoindre ses habitants. Un autre travail est consacré aux indiens mais en pose, pas dans leur vie quotidienne ni dans leur univers.
Ce travail de recherche est essentiel pour l’Amérique visant un ‘aspect économique, social et politique,  le tout sous couvert scientifique.
Une soixantaine de photos à la mémoire de la jeune amérique, symbole de renouveau.
Ici on démontre une Amérique conquérante, grandiose,  enrichie de ses nouveaux états.

La deuxième partie de l’expo porte un regard sur le “Temps des Loisirs ‘ par les peintres américains de la deuxième moitié du XiXème siècle.
Nous nous retrouvons tous les quatre.
Paul avoue avoir été un peu mal à l’aise par l’expo précédente et se sent nettement plus en harmonie avec toutes ces toiles qui respirent l’insouciance, les bords de mer et la campagne.
L’industrialisation galopante ne semble pas avoir d’effet sur ces peintres. Un sentiment perpétuel de vacances, de légèreté, une bourgeoisie heureuse de vivre au milieu des jardins fleuris, des enfants qui s’ébattent au bord de la mer….
Nous aussi ce sentiment nous enveloppe. Emmanuelle compare, étudie, analyse la forme, la couleur.
Christian s’extasie complétement sous le charme.
     


Edward Henry Potthast
La Ronde des enfants, c. 1915
©TFAA
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Article publié par Marie de Mazan Tous droits réservés
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